(hibernate / Import)
12/03/2010
Electronique

Comme annoncé au début de l’année, 2010 va nous permettre de retrouver régulièrement Marc Ostermeier et ce sur trois labels différents. Après un mini-album convaincant sur Parvoart et une participation à une compilation de cette même structure, c’est sur hibernate qu’on retrouve l’États-unien pour un autre mini-album (sept titres et vingt-neuf minutes).
À l’image de ce qu’il pouvait développer dans Percolate, Ostermeier pose un piano sur des textures faites de glitches et de nappes plutôt sombres. Cependant, à la différence de son disque précédent, ce n’est que le clavier qui intervient cette fois-ci, le musicien de Baltimore délaissant sa guitare pour ne travailler qu’au piano, qu’il rend encore plus mélancolique que ce que sa propre nature lui confère déjà. Cette caractéristique se ressent évidemment davantage lorsque ce piano est mis en avant, dans une démarche néo-classique (Overtone).
Par contraste, les titres dans lesquels la nappe se fait très opaque et plus riche (bourdon, mini-larsens, crépitements) (Window Frost) ou lorsque des samples de cordes sont convoqués (Lost Weekend) paraissent plus inquiétants. S’il est possible de déplorer l’absence de véritables rythmiques sur ce disque (ayant encore le souvenir des belles réussites comportant de tels éléments sur le précédent mini-album) et de le trouver, partant, peut-être un peu trop homogène, notre intérêt pour Marc Ostermeier est néanmoins conforté par ce Lakefront.
le 21/05/2010