Stafrænn Hákon

Sanitas

(Darla / Import)

 date de sortie

15/03/2010

 genre

Rock

 style

Post-Rock

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12 Flash (extraits)

 tags

Darla / Post-Rock / Stafrænn Hákon

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Stafrænn Hákon
Darla

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Resonant ayant mis la clef sous la porte, Stafrænn Hákon allait devoir trouver un nouveau label. C’est Darla qui remplit cet office en publiant, près de trois ans après le très bon Gummi, ce nouvel album qui reprend notamment ce qui constituait alors une nouveauté chez l’Islandais : le chant. Si c’était Birgir Hilmarsson (de Blindfold) qui assurait majoritairement cette partie en 2007, il n’est plus présent cette fois-ci, laissant trois autres intervenants opérer au chant. Gage de renouvellement et de variété, ce dispositif entraîne également Stafrænn Hákon de plus en plus loin des rivages uniquement contemplatifs qu’il affectionnait à ses débuts.

De fait, la structure même des morceaux semble s’être orientée vers quelque chose de plus ouvertement rock, à l’image de ces guitares qui apparaissent en soutien du refrain (le « single » Second To None, Temporality) ou de cette seconde voix surlignant un refrain (Emmer Green, Provisional Meat). Parfois même, le banjo d’Olafur Josephsson peut conduire un morceau vers des ambiances folk (Ratio 8:3 (At Least)). De manière plus générale encore, les mélodies se font plus accrocheuses, peut-être même un peu trop, faisant perdre de la singularité à la formation islandaise et la rangeant alors aux côtés de nombreux autres musiciens opérant dans cet entre-deux, mi-rock, mi-folk.

Lorsque les chanteurs sont mis de côté pour laisser place à un titre uniquement instrumental, c’est vers un post-rock enflammé que Stafrænn Hákon se tourne (Val Kilmer), mettant alors en lumière le principal reproche que l’on pourrait faire à ce Sanitas : sa trop grande richesse. En effet, sans aller jusqu’à prôner l’ascèse à tout prix ou à déplorer le trop grand nombre d’intervenants, on ne peut que constater que, sur chaque morceau, l’opulence est de mise, jusqu’au trop-plein, aussi bien instrumental que vocal. Bien que l’on puisse mettre de côté certains passages (le morceau-titre, par exemple), ce constat sonne donc plutôt comme une déception.

François Bousquet
le 22/05/2010

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