Silencio

Floods

(La Fondation Bacchus)

 date de sortie

28/02/2010

 genre

Rock

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / La Fondation Bacchus / Silencio

 liens

Silencio
La Fondation Bacchus

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Quelques appréhensions au moment de pénétrer dans ce nouveau disque de Silencio : label jusqu’alors inconnu (La Fondation Bacchus, structure qui semble faire également lieu de studio d’enregistrement, à moins que ce ne soit l’inverse), format CDr propre aux sorties plus « légères » et surtout album composé de prises studio lors de répétitions pendant lesquelles tout était enregistré. On redoutait alors l’effet « chutes de studio » ou son corollaire : la gravure de quelques morceaux sur lesquels les musiciens se font davantage plaisir que les auditeurs.

Si deux morceaux font écho à ces craintes (Again Again, improvisation totale qui s’écoute un peu jouer, comme on dit de quelqu’un qu’il s’écoute parler et Hush Pt1, nappe très plate), nos suspicions se dissipent bien vite avec tous les autres titres. De fait, il apparaît que chaque morceau possède sa véritable structure propre et que leur impeccable agencement ne peut qu’être le fruit d’un travail de sélection implacable. Julien Demoulin a ainsi conservé des instants dans lesquels ses compères Bernold Delgoda et Nicolas Lecocq font des interventions remarquées aux guitare et batterie, tandis que lui-même s’est probablement chargée de la confection de ces textures ambient chères à ce projet. Résultat : on n’est pas forcément dans la simple superposition de nappes et on se rapproche même par endroits d’une forme de post-rock (Dusty Rays, ou de manière moins mélodique The Lost Resort).

Quand même fidèle sur certaines plages à une approche ambient traditionnelle, Silencio peut y développer un sens de la construction dont on avait pu vanter les mérites lors du concert de février dernier : You Once Knew, Losing It avec la participation de Lénina Epstein ou Next To Nothing et son clavier bien sombre et bien appuyé, moyen idéal de clôturer un disque vraiment convaincant.

François Bousquet
le 02/06/2010

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