06/12/2002
Batofar,
Paris
Batofar / Discom / Gel : / Portradium / Tujiko Noriko
On prend les mêmes et on recommence. Sous le nom de AutoDecoParty se cachent le label Deco sur lequel on trouve Discom et Port Radium, Büro les organisateurs des soirées du même nom dans une desquelles on découvrait récemment Transformer Die Roboter, et un peu de Mego, que se soit dans l’esprit ou dans la présence ce soir de Noriko Tujiko.
Les concerts débutent avec Discom et Gel :, et un son extrêment fort et dur, électro-bruitiste. La surprise vient du fait que tous les musiciens semblent contribuer à cette musique alors que Gel : apportait autrefois la petite touche mélodique. Ce soir les trois artistes seront toujours en phase, et joueront dans un deuxième temps des mélodies tronquées, hachées, décomposées.
Comme au Nouveau Casino il y a un an, ils se voient ensuite rejoient par Noriko Tujiko au chant et avec son laptop, pour quelques chansons sans surprise puisqu’elle se contente de plaquer ses paroles sur la musique de Discom et Gel :.
Un concert sans grande surprise, mais ce sont aussi des artistes que l’on voit très régulièrement.
Le programme annonçait ensuite Chlorgeschlecht, mais ce sont les musiciens de Transformer Die Roboter qui s’installent. Ils s’agit en fait des mêmes qui, sous ce nom étrange jouent une musique qui l’est tout autant.
Un clavier, un laptop piloté par un joypad (précisons pour les lecteurs non adeptes de jeux vidéos qu’il s’agit d’un périphérique habituellement utilisé pour jouer), et des micros qu’ils mettront régulièrement dans leur bouche tout comme un casque de walkman dont ils enfouiront chaque oreillette dans une narine. Leur "musique" est donc composée de toute sorte de bruitages plutôt organiques, saturés, passé à la distorsion, pour de petites pièces noisy de très courte durée, se terminant régulièrement par un "merci", signalant que le morceau est bel et bien terminé.
Une prestation qui ne fut pas d’un très grand intérêt musical, mais les deux allemands ayant un certain sens de la scène parvinrent sans mal a obtenir l’attention du public, que ce soit par curiosité ou par amusement.
La soirée se terminera pour nous avec Port Radium pour qui nous fîmes le déplacement. Il nous surprit tout d’abord avec une musique très fracturée, accidentée, faite d’un collage de nappes, de cliquetis, de souffles, de bouillonnements, sans que ces éléments ne communiquent réellement. Finalement les nappes prennent de l’ampleur, s’imposent pour former une texture d’abord bruitiste dont semble se dégager une mélodie sur un final plus ambient de toute beauté.
Le set se prolongera un peu, mais sans réelle logique puisque l’on trouvera ensuite un morceau presque dansant avec sa rythmique syncopée, qui s’éteindra devant une jolie mélodie grésillante. Une sorte de bonus d’une petite dizaine de minutes.
le 21/12/2002