(12k / Metamkine)
16/03/2010
Electronique

Le premier album de Pjsuk nous avait intéressés lorsqu’ils quittaient leur ambient traditionnelle pour intégrer quelques autres éléments (pulsation sourde, samples vocaux, petite rythmique, harmoniques de guitare). Au moment de pénétrer dans Sval, successeur trois ans après de Sart, 12k nous apprend que les Norvégiens se sont recentrés sur leur cœur de métier : des textures opaques et inquiétantes, tout juste parcourues de quelques interventions de guitare traitée. C’est donc avec un peu de scepticisme qu’on débute l’écoute de ce second album, convaincu cependant que les musiciens pourraient à nouveau nous surprendre.
Forts de notre connaissance des capacités du duo et des informations communiquées par le label, nous ne nous attarderons pas outre mesure sur les titres dans lesquels Rune Sagevik et Jostein Dahl Gjelsvik développent une ambient sombre, faite de superpositions de nappes et d’incursions d’éléments propres à installer une atmosphère un peu anxiogène (crissements, goutte à goutte, souffles), soit la moitié du disque environ. Un peu plus différente s’avère leur démarche lorsque celle-ci s’accompagne d’une production rythmique (Sus), de mini-explosions (Skumring et Vidde où elles jouent de surcroît sur la stéréo) ou de partitions de guitare plus affirmées (Glimt, Skodde).
Plus encore, lorsque des traits de guitare électrique, quelques notes de piano et des bribes de voix féminine viennent percer la masse sombre des Norvégiens (Dis), on se dirige vers quelque chose de plus expérimental et de plus riche. En définitive, à notre scepticisme original se substitue alors un intérêt, certes mesuré, mais réel ; comme la dernière fois, Pjusk a donc réussi à faire tomber nos préjugés.
le 09/06/2010