(Mosz / La Baleine)
20/03/2010
Rock

Denseland / Expérimental / Improvisation / Mosz / Static
Trio formé pour l’occasion et dont rien n’indique qu’il est appelé à être pérennisé (rien n’indique le contraire non plus, d’ailleurs), Denseland regroupe trois musiciens habitué des travaux en groupe, mais également assez actifs en solo. Aux côtés d’Hanno Leichtmann à la batterie (surtout connu en ces pages pour son alias Static), Hannes Strobl (croisé notamment sur les disques de Static) officie à la basse tandis que David Moss, le seul États-unien de la bande, se charge de la voix et des percussions.
Précisément, c’est surtout son apport qui s’avère déterminant dans la spécificité de Denseland. Avec des interventions en spoken word, par onomatopées ou bribes de phrases ainsi que l’utilisation de percussions très diverses, Moss tire l’ensemble vers quelque chose de très free pendant que ses deux compères, à la section rythmique, tentent de maintenir un semblant de cadre à ces morceaux (Obsidian, Cyclone’s Center). Pouvant également se faire plus grave, le timbre du New-Yorkais confère alors une dimension nettement plus inquiétante aux compositions du trio (Cumulus Crowds), a fortiori quand des éléments métalliques sont surajoutés (Chant Bleu).
Au-delà des morceaux marqués par la voix de Moss, on retiendra les passages dans lesquels Leichtmann et Strobl mettent en avant leurs composantes électroniques sans pour autant délaisser leurs batterie et basse (Low Velocity Zone). Du coup, si ce style musical n’est pas forcément celui qui a, d’ordinaire, nos préférences, nous parvenons sans difficulté aucune au terme de ce Chunk (que ses auteurs ont eu, de surcroît, la bonne idée de ne faire durer qu’une petite quarantaine de minutes).
le 17/06/2010