(Tench / Import)
31/08/2010
Rock

Travail entre ambient et post-rock à base de guitare et piano sur son mini-album de janvier, clavier mêlé à des samples de cordes pour son mini-album de mars et néo-classique avec piano solo pour son album d’août. En trois disques, Marc Ostermeier aura parcouru une bonne part du spectre des musiques instrumentales contemporaines, le tout en à peine trois trimestres.
Prolifique, l’États-unien se retrouve donc sur Tench, sous-label de Words On Music, structure de Baltimore plutôt dévolue à l’indie-rock, les deux étant gérés par Ostermeier lui-même. Dépourvu de tout apport rythmique, voire de toute adjonction électronique, cet album opère donc dans ce style tellement labouré par tellement d’artistes qu’on craint rapidement que le musicien n’y apporte pas grand-chose de neuf. De fait, les quelques notes de piano égrenées sur une discrète nappe d’arrière-plan se font plus décoratives qu’autre chose, plongeant l’auditeur dans une langueur frôlant la léthargie.
Heureusement, un petit larsen de guitare intervient sur Harp, une six-cordes prend la place du piano sur Beacon Adrift et Deepr. Plus encore, Hedge Game voit apparaître des rythmiques chaloupées en contrepoint du piano ; on retrouve alors ce qui avait pu faire le charme des sorties précédentes d’Ostermeier et qu’on ne croise pas suffisamment sur ce Chance Reconstruction.
le 21/10/2010