(Hypnos / Import)
22/10/2010
Classique

Ambient / Emanuele Errante / Enrico Coniglio / Herion / Hypnos / Néo-Classique
Depuis quelques années, on suit de plus ou moins près la carrière d’Enrico Coniglio, musicien italien qui a su nous livrer quelques disques très intéressants. Aussi, lorsqu’on apprit qu’il formait un trio, sous le nom d’Herion, avec deux comparses, on se dut d’évoquer leur premier album que sort le label de Portland Hypnos. Avec Elisa Marzorati (déjà croisée au piano sur Dyanmu, un des albums de Coniglio) et Emanuele Errante, Enrico Coniglio nous livre un disque oscillant entre ambient et néo-classique.
De fait, le groupe peut passer d’un morceau aux nappes et field recordings extrêmement présents (Oxg) à un autre dans lequel ce sont le piano de Marzorati et les cordes ou l’harmonica d’Errante qui sont mis en avant (Lindos, Cab, One Minute After The Sunset, Solo où, on l’avait imaginé, le piano est seul). Par cette alternance, les Italiens démontrent qu’ils sont aussi à l’aise dans des titres assez riches et ouvragés que dans des morceaux plus dépouillés ; dans des passages plus enveloppants que dans d’autres laissant davantage de place à l’émotion.
À la croisée de ces deux tendances, Moske Orgulje et Risvegli voient les cordes se mêler à une texture d’arrière-plan. Dans ces morceaux, un quatrième intervenant rejoint le trio puisque Piergabriele Mancuso y joue de l’alto, histoire de renforcer encore l’interaction entre instruments réels et composants synthétiques, véritable force d’un album tout à fait convaincant dans l’ensemble.
le 02/02/2011