du 11/02/2011 au 26/03/2011
Fondation d’entreprise Ricard,
Paris
Avec sa courte exposition, programmée en parallèle d’une autre monographie sise à la Galerie Chez Valentin qui le représente, Éric Baudart nous présente plusieurs formes aux aspects visqueux. De l’huile emplit ainsi trois aquariums en plexiglas dans lesquels sont plongés une perceuse, un ventilateur et un sèche-cheveux ; grâce au caractère non-conducteur du liquide, ces trois ustensiles peuvent continuer à fonctionner, imprimant vagues et remous à la surface. À l’entrée de la Fondation d’entreprise Ricard, une Méduse, faite de polyéthylène cristallisé, s’étend sur une plaque d’aluminium et, plus loin, un amas de laisses de mer (morceaux de filets et de lignes de pêche) gît pour former un autre mollusque (Cosmos).
Ces deux dernières œuvres semblent s’être échouées des fonds marins que semble figurer une grande feuille de papier millimétré. De couleur bleue et grattée de telle sorte qu’on voit le bois sur laquelle elle est collée, la feuille permet à notre imagination de courir tandis qu’Éric Baudart la fait dialoguer avec la tentative de cartographie de la Verrière Vendôme vue du dessus réalisée en photographie.
Pour échapper à ces essais de représentation, comme les appareils d’électroménager ont réussi à s’extraire de leurs boîtes dépliées exposées dans la seconde pièce, le spectateur peut tenter de s’évader par la brèche créée dans le mur. Sorte de bombance dont on ne distingue pas le fond, Wall Boxter révèle un infini inquiétant et salvateur.
le 23/03/2011