(Miasmah / Import)
17/02/2011
Electronique

Il fallait s’y attendre : après deux albums penchant vers le folk (FNS) et le néo-classique (Marcus Fjellström), Miasmah s’en revient à ce qui fait son cœur de métier, soit une ambient opaque et composite. Si nous n’avions jamais encore croisé le nom de Juv jusqu’à présent, il faut cependant noter la trajectoire singulière de ce duo : les treize morceaux de l’album ont été, en effet, enregistrés entre 1996 et 1998 ; la formation s’étant séparée ensuite, le disque n’a jamais pu voir le jour, jusqu’à ce que les deux compères se retrouvent et finalisent le mix de ce long-format.
Au programme, donc, une superposition de nappes propre à mettre en place des textures enveloppantes, à la forte dimension évocatrice ; bref, pas grand-chose de différent par rapport au tout venant sur le label norvégien et autres structures attachées à ce style musical. Néanmoins, quand l’atmosphère se fait franchement anxiogène, on tient quelque chose d’un peu autre, et, partant, de plus intéressant (Infinitiv, son trémolo et sa distorsion semblable à un cri étouffé, Sut avec un véritable hurlement humain samplé, Verk et ses consonances métallico-industrielles).
Assurément, bien qu’elle ne soit pas la plus enjouée, c’est cette veine qu’Are Mokkelbost et Marius von der Fehr ont intérêt à suivre. De même, ils gagnent largement à convoquer une guitare saturée (Revolusjoner) plutôt que de se « contenter » d’empiler les plages de synthé et de nappes électroniques.
le 23/04/2011