(Morr Music / La Baleine)
04/03/2011
Rock

Folk / Morr Music / Sin Fang
Album de Seabear les années paires, album en solo les années impaires : Sindri Már Sigfússon semble avoir adopté un rythme alternatif qui lui permet de combiner les deux aspects de sa carrière. Déjà à l’époque de son premier long-format en solitaire, on avait pu souligner qu’il semblait plus convaincant que les disques de son groupe ; nouvel exemple avec Summer Echoes, pour lequel l’Islandais a raccourci son nom de scène, laissant tomber le Bous de Sin Fang. Si le nom se fait plus court, la liste des participants à l’album s’allonge puisque Sindri Már Sigfússon se voit rejoint par une demi-douzaine de comparses, venus de Seabear, Amiina ou Benni Hemm Hemm, autant de formations évoluant dans un univers assez voisin : celui d’un folk enjoué et primesautier.
Précisément, on avait eu à plusieurs reprises le sentiment, sur les albums précédents de Seabear, d’entendre toujours un peu la même chanson, traversée d’arrangements identiques et de chœurs de femmes-enfants redondants. Bien que ces écueils affleurent à de rares moments sur Summer Echoes et que la présence, sur la moitié des morceaux, de quatre jeunes femmes aux chœurs, peut paraître pénible à la longue, le disque recèle quelques titres opérant dans une formule plus resserrée, incluant instruments électriques (basse et guitare) et délaissant les voix féminines (Fall Down Slow).
Plus encore, l’Islandais s’essaye à un phrasé proche du hip-hop, soutenu par une rythmique binaire et la basse d’Arnljótur Sigurðsson (Sing From Dream), convoque la batterie programmée de Magnús Trygvason Eliassen dans Choir ou un piano plus élégiaque dans Two Boys, traite sa voix dans l’enlevé Nothings. À nouveau, comme on l’indiquait il y a deux ans, ce sont vers ces morceaux qu’on préférera retourner.
le 12/05/2011