(Yesh Music / Import)
24/03/2012
Rock

Deux ans après un album qu’on avait salué ici comme un honnête du disque du genre, et alors que, dans l’intervalle, le groupe avait publié des sorties plus ambient sur lesquelles on ne s’est pas arrêté, The American Dollar revient avec un nouveau long-format. En bonne logique, on pourrait s’attendre à ce qu’il opère dans un registre un peu plus ambient mais, en vérité, c’est à nouveau un post-rock lyrique que privilégient John Emanuele et Richard Cupolo.
C’est avec une belle frontalité que le duo attaque ses morceaux, à l’image de celui d’ouverture (Faces In The Haze) et son piano qui, d’emblée, sans attendre de quelconques montée en puissance ou crescendo, délivre sa ligne mélodique enlevée ; même constat avec les guitares de Steeltown (Part Two). Par la suite, les deux musiciens sont cependant capables de tempérer le propos, de ménager des moments de répit au sein du même morceau, avant de réattaquer sur la fin. À côté de ceci, d’autres titres travaillent autour du schéma traditionnel du post-rock lyrique, avec leur alternance de passages calmes et d’envolées portées par des guitares scintillantes et une batterie plus présente (First Day, Friends Of Friends).
Comme sur Atlas, la présence de guitares plus saturées (Crossing Asia) ou l’apport de rythmiques électroniques (Strings) permettent d’offrir une coloration un peu autre même si, globalement et à l’identique de notre conclusion d’il y a deux ans, les États-uniens se rapprochent probablement trop des croisements post-rock-électronique maintes fois entendus ces dernières années.
le 14/06/2012