Pulseprogramming

 date du concert

17/11/2003

 salle

Cantiere San Bernardo,
Pise

 tags

Cantiere San Bernardo / Pulseprogramming

 liens

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Quelques semaines après leur passage à Paris, on retrouve PulseProgramming sur la fin de leur tournée européenne, en Italie. L’occasion d’offrir un regard croisé sur leur performance. Le concert pisan a lieu dans une ancienne église désaffectée, aujourd’hui transformée en squat. On peut y voir une programmation régulière de pièces de théâtre et y assister à des conférences, par exemple sur le commerce équitable.

La table avec le matériel du groupe est placée dans l’ancien choeur, dont les murs sont ornés de fresques religieuses. À la rigueur, rien que le cadre justifierait le déplacement. Le trio, les deux membres "officiels" aux laptops et le bassiste caché derrière une montagne d’enceintes, joue dans le noir, seulement éclairés par la lumière des écrans. Leur set est découpé en morceaux au format pop, qui reposent pour la plupart sur une ligne de basse dansante. Cela associé au mode mineur des mélodies donne un coté pop héroïque à la musique. On est à la fois pris par les sentiments et entraînes par le rythme : efficacité assurée.

Les vidéos jouent souvent sur ce même côté tristoune. On y voit de jolies femmes, troublées de servir de modèle devant la caméra, dans un train ou une piscine, la nuit. Cela évoque facilement des rêves de l’adolescence. D’autres films sont de longs travellings latéraux pris de la fenêtre d’une voiture, au moment où le soleil couchant donne une jolie lumière, et cela ressemble à l’imagerie du groupe anglais Hood. Enfin certaines vidéos se font un peu plus conceptuelles, le montage ne garde que les moments aériens de personnages qui sautillent, passés au ralenti, ce qui induit une distorsion de la perception le temps que l’on s’aperçoive du trucage. Enfin on termine par une année de la vie du vidéaste, en instantanés qui défilent rapidement : une certaine tristesse passe dans ces moments qui disparaissent aussitôt surgis.

La performance oscille sans cesse entre le shoegazing et le gentiment arty, sans que cela soit un défaut, et la musique sentimentale à souhaits a tout pour captiver l’attention de bout en bout.

Bertrand Le Saux, Soizig Le Calvez
le 20/11/2003

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