du 17/01/2013 au 24/03/2013
Maison des Arts,
Malakoff
Avec son intitulé assez limpide et ses motifs répétés à plusieurs reprises dans sa monographie, Anne Brégeaut se montre assez lisible pour le spectateur de la Maison des Arts de Malakoff, lieu où la Parisienne a déjà pu participer à des expositions collectives au cours desquelles on avait repéré son travail. Cette fois-ci, donc, il s’agit de se confronter à la mythologie de Peter Pan et tout ce qui peut tourner autour : pays fantasmé, pouvoir de l’imagination des enfants, désir de ne pas grandir, etc…
Avec son trait presque naïf dans ses peintures dans lesquelles de petits personnages sont plongés dans un paysage très vaste qui semble les engloutir, comme paraît engloutie la maison de Sous les Dalles, Anne Brégeaut se met ainsi en symbiose avec son sujet, décliné au fil d’une proposition homogène et convaincante. On y trouve, par ailleurs, la figure récurrente du trou (Le Trou, Le Trou Noir), échappatoire pour atteindre ce Pays du jamais-jamais qui apparaît même dans son installation L’Heure Bleue, recréation d’une pièce d’une petite maison avec un œil-de-bœuf laissant apparaître l’extérieur.
Rêvé et espéré, le pays imaginaire est également circonscrit, dans l’œuvre de J.M. Barrie, puisqu’il s’agit principalement d’une île ; sans surprise, cette image se retrouve aussi dans plusieurs pièces d’Anne Brégeaut, qu’elle soit peinte ou symbolisée par la série des Paysages oubliés, mini-sculptures juchées sur des roulettes. Bien qu’isolées sur leur petit support, ces créations trouvent donc toute leur place dans l’ensemble offert par la Française.
le 20/03/2013