(Psychonavigation Records / Import)
16/01/2012
Electronique

Ambient / Karol Gwóźdź / Néo-Classique / Psychonavigation Records
Psychonavigation est un label irlandais assez peu connu mais qui suit son petit bonhomme de chemin depuis plus de 10 ans en sortant des disques d’artistes guère plus connus, si ce n’est un Lackluster ou un krill.minima... La ligne directrice du label dublinois se situe entre electronica et ambient, dans la pure tradition des genres. Karol Gwóźdź est un artiste basé en Silésie et qui sortait ici son tout premier album, d’une ambient électronique influencée par les travaux de Brian Eno et Harold Budd.
Tamte Czasy est un premier album extrêmement bien maîtrisé, propre et homogène. Peut-être trop diront certains, mais la musique de Karol Gwóźdź est ainsi, une ambient évanescente, des pianos réverbérés, des envolées de nappes éthérées, à l’image du Dyszczowy poranek na Bytkowje qui sert d’ouverture. Une musique qui semble baignée de lumière mais dont les mélodies en demie teinte trahissent une certaine nostalgie.
Une grande partie de l’album est composée à partir de piano ou synthé avec un son proche du piano électrique, conférant à celui-ci un léger style néo-classique. L’accompagnement est assez simple, croisant grands aplats électroniques ou sons de cordes retraités. En prêtant l’oreille, on pourra deviner un léger souffle, l’artiste ayant samplé et intégré le chuintement de vieilles cassettes, confirmant ainsi son approche nostalgique.
Si l’ensemble est plutôt beau, on pourra regretter un certain classicisme, et quelques titres qui manque de relief. Du coup notre attention se portera sur quelques morceaux qui sortent du lot pour diverses raisons. Une sorte de drone fantomatique sur Myœli zasutego bergmana ou mieux des nappes glacées et minimale sur le magnifique Echo nocy qui n’est pas sans rappeler les grandes heures de Biosphere. D’un autre côté quelques mélodies qui font mouche, répétitives et entêtantes sur le très beau Gùrnoœlùnskje Tragedyje ou une approche plus expérimentale, une composition plus abstraite avec Utopek que l’on croirait tiré de la BO d’un film.
Un disque qui s’écoute avec plaisir, une ambient classique et classieuse.
le 08/07/2013