du 16/05/2013 au 06/07/2013
Galerie Édouard-Manet,
Gennevilliers
D’Adrien Missika, on avait le souvenir de marines, vues à deux reprises à 2011, et notamment à la Fondation d’Entreprise Ricard dont il avait décroché le Prix, alors qu’il n’en était pas favori. Depuis, le Parisien d’origine a quitté Genève pour Berlin et parcourt régulièrement la planète. Précisément, la mise à profit de deux voyages sert de matrice à l’exposition personnelle que lui consacre la Galerie Édouard Manet de Gennevilliers, moyen de voir le Français se confronter également à d’autres mediums.
Demeure cependant son attachement au paysage et à la nature, avec un accent mis cette fois-ci sur l’environnement volcanique. Du Piton de la Fournaise, Missika a rapporté un fragment de roche dont il a fabriqué un moulage en aluminium (A ̒Ã Clone) ou a filmé un homme s’approchant du volcan dans une vidéo qui, avec son alternance de plans subjectifs et de panoramiques, vaut davantage pour sa bande-son, œuvre de Victor Tricard, sorte de nappe grouillante parfaitement en adéquation avec le lieu (Tephra Horizon). Rendu aussi sur les pentes de Stromboli, le plasticien y a observé les cactus et en a scanné les feuilles avant d’en imprimer la mémoire sur du papier métallique (série Cactus Frottage).
Cette fascination pour ces paysages, le minéral et le végétal qui les composent, conduit donc Adrien Missika à tenter de les recréer, soit par l’intermédiaire du moulage, du scan ou d’une installation murale dans laquelle il dispose en quinconce des flaques de résine noir garnies d’une plante, la Tillandsia Cyaena dont on imagine très bien la trouver sur les pentes des volcans arpentés par le jeune homme (Puddle Planters).
le 16/06/2013