du 22/05/2013 au 06/07/2013
Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

Attaché à la figure du couple (on se souvient avoir vu à l’Espace d’art contemporain de La Rochelle, mais non relaté ici car moyennement apprécié, une exposition intitulée Les Modifications tournant autour d’une rupture), Gérald Petit retrouve ce motif pour L’Entremise. Sur le plan formel également, le Français réactive un procédé qu’il affectionne : prendre une photographie, la froisser puis la scanner et exposer ce second tirage. Les lignes de pli, comme les marques et accrocs, se font alors apparents faisant naître un rapport tout à fait passionnant entre le fond et la forme : un paon voit ses plumes amplifiées (Sans Titre (Une Plume de Paon dont la Vengeance se décore)), l’étendue du lac se trouve fragmenté tel un miroir brisé (Sans Titre (Somewhere A Lake)), deux personnages sont séparés par les fractures et fissures ainsi générées (Sans Titre (The Picnic)).
De même, la série Un Soir Sans Fin, huiles très sombres sur lesquelles on distingue à peine un trait pastel censé représenter des adolescents en soirée, marque par son caractère insaisissable, voire éphémère, là encore tout à fait idoine eu égard à son sujet. À l’inverse, les différentes peintures proposées peinent à intéresser, marquées par l’aspect kitsch de leur trait, démesurément naturaliste et trop parfait, par rapport aux imperfections qui parviennent à faire la qualité des travaux photographiques. En fin de parcours, une sculpture à cinq faces, sorte de petite pièce disposée au milieu de l’espace d’exposition, permet d’appréhender une autre partie de l’œuvre du Parisien bien qu’on y retrouve un lien avec les autres œuvres, l’une des faces étant constituée d’un miroir affublé d’une rayure horizontale sur toute sa longueur.
le 19/06/2013