L’Image dans la Sculpture

 date

du 02/05/2013 au 05/08/2013

 salle

Centre Pompidou,
Paris

 appréciation
 tags

Centre Pompidou

 liens

Centre Pompidou

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Alors qu’on avait cru comprendre que l’Espace 315 du Centre Pompidou avait cessé ses activités spécifiques (en dehors de l’accueil chaque année du lauréat du Prix Marcel-Duchamp), c’est avec satisfaction qu’on apprit la tenue d’une exposition consacrée à quatre jeunes artistes jusqu’alors inconnus de ces pages. Avec son intitulé assez transparent, cette proposition entend explorer les rapports de ces plasticiens à l’image et à la relation qu’ils instaurent entre celle-ci et la sculpture ou l’installation. Thématique plutôt rebattue, ce sujet apparaît d’autant plus ressassé et prétexte qu’à la vision de l’exposition, cette dernière aurait tout aussi bien pu être axée autour de la relation au spectateur ou de la critique des médias de masse.

Quoiqu’il en soit, des quatre artistes, Navid Nuur se fait assurément le plus accessible avec notamment son Distant Relations Between Lovers Could Fail By The Lack Of Your True Focus, œuvre participative dans laquelle le public est invité à lancer, par des sarbacanes, des feuilles de magazine sur des cibles. De même, ses imposants blocs en mousse florale, marqués de l’empreinte de doigts comme autant de souvenirs, ou le téléphone portable recouvert de pâte à modeler constituent autant de pièces faisant appel à ce que l’Iranien nomme une « interrelation » avec le public et le lieu de monstration.

Yorgos Sapountzis - Reklame, Zimmermann - rot
(courtesy Galerie Isabella Bortolozzi, Berlin)

Tandis que Simon Denny se fait assez facile dans sa dénonciation de la télévision (des postes de TV mis dans un aquarium) comme des tablettes numériques (un œil en plastique fiché dans une barre métallique et transperçant une tablette), Yorgos Sapountzis combine habilement images et vidéos avec des structures métalliques. Partant de matériaux à la fois légers (tubes d’aluminium) et suffisamment solides pour former un agencement volumineux, le Grec y projette une image qui s’intègre très bien dans la construction.

Nina Beier - The Demonstrators (Broken Rope)
(courtesy Laura Bartlett Gallery, Londres)

Enfin, décalée et critique, immédiate et réflexive, Nina Beier nous apparut comme la plus convaincante des quatre artistes présentés. Dans sa série The Demonstrators, elle récupère des photos de banques d’images (corde, téléphone) et les colle sur des objets comme un radiateur, une échelle ou une chaise. Changement de destination des supports, mise en évidence de l’uniformisation des clichés provenant des bases de données et fabrication de faux ready-made sont alors convoqués par la Danoise dans un geste tout à fait enthousiasmant.

François Bousquet
le 22/07/2013

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