(n5MD / Import)
30/07/2013
Electronique

Diamat / Electronica / n5MD
En marge de Port-Royal (dont aucune sortie inédite n’a paru depuis l’automne 2009), Attilio Bruzzone a formé un autre groupe, aux côtés de deux musiciens croisés pendant la tournée russe de sa formation d’origine. Diamat se présente alors comme un palliatif correct à l’absence (qu’on espère momentanée) de Port-Royal, le trio reprenant plusieurs des caractéristiques appréciées chez les Italiens : capacité à proposer une musique à la fois dansante et recherchée, habileté dans les mélodies et caractère savant de la construction de chaque morceau (intégration progressive des rythmiques, montée en puissance, présence éparse de vocalises féminines, aptitude à créer des titres au souffle vertigineux).
L’ensemble s’empreint régulièrement d’une bonne dose de mélancolie qui parvient à émerger derrière les pulsations et lignes mélodiques de guitares et synthés, comme si Bruzzone et ses deux compères (Andrea Zangrandi et Christos Garmpidakis) ne pouvaient éteindre cette légère tristesse enfouie sous des beats dansants. Toutes ces caractéristiques mises bout à bout conduisent à livrer un album peut-être un peu trop homogène, voire répétitif, mais diablement cohérent, offrant même un classique titre arythmique pour terminer sur une note plus apaisée (Hartes Herz).
le 08/10/2013