(Annexia Rec)
13/04/2012
Electronique
Ambient / Expérimental / Folk / Post-Rock

Ambient / Annexia Rec / Expérimental / Folk / Post-Rock / Thomas Bel
C’est en 2009 que l’on parlait de Thomas Bel, alors qu’il sortait son véritable premier album sur le label toulousain Annexia Records. Trois ans plus tard durant lesquels le jeune homme a sorti productions numériques et CDRs, on le retrouve chez Annexia avec cet album intimiste sorti en vinyle + CD.
N’ayant que peu écouté Thomas Bel en l’espace de 4 ans, on avait un peu oublié la nature de son travail. Aussi c’est avec surprise que l’on redécouvre son travail avec Souffles Et Souvenirs en guise d’ouverture de cet album, sa richesse et le sens du tempo. Lents accords de violoncelle et brèves attaques des cordes, sonorités acoustiques, des coups en guise de rythmique abstraite, ou encore une mélodie de piano qui finit d’ajouter à cette impression de chaos, de brisure.
Si la suite se révèle plus fluide, l’ambiance quant à elle reste à la grisouille. La lente mélodie de clavier lumineux de Notes For Dusk ne faisant qu’accentuer la gravité du chant de Thomas, feutré et éraillé. Sur The Passing Bird la composition est diluée, les notes résonnent et le chant passé à la reverb et sous mixé semble avoir traversé les âges.
S’il ne s’agit pas d’une constante, le chant semble prendre une place plus importante sur ce nouvel album, lorgnant même vers une musique post-pop sur Inland ou encore le très beau Les Heures Grises, parsemé de grésillements de vinyle.
De part son instrumentation, l’album oscille entre un post-rock alangui et une musique néoclassique, la part électronique étant réduite à quelques effets, ainsi qu’à des enregistrement de bruitages et autres sonorités ambiantes. Comme son titre le laisse entendre, il s’agit là d’une œuvre intimiste, faite de mélancolie, de douceur et de solitude, mais difficile à définir puisqu’on hésitera entre apaisement et tourments, même si une certaine sérénité semble dominer au fond.
Après les 9 titres de la version vinyle, 3 autres morceaux complètent le CD avec une approche peut-être un peu plus expérimentale. Trois morceaux instrumentaux avec pour commencer le superbe Mouvement d’Orchidée qui nous apparaîtra extrêmement lumineux au regard du reste de l’album. Les deux derniers titres, plus abstraits, plus sombres et inquiétants sont tout aussi réussis avec leur ambiance cinématographie, entre grincements de cordes et bruits de pas dans les feuilles automnales, concluant un album habité.
le 30/10/2013