18/02/2004
Guinguette Pirate,
Paris
Foule des grands soirs en ce mercredi à la Guinguette Pirate pour applaudir Explosions in the Sky. Si on ne put pleinement profiter du concert de Mélatonine, compte tenu de la forte affluence, on apprécia quand même, de loin, le post-rock des messins : morceaux carrés, sans défaut, bien agréable pour se mettre en appétit avant le set des texans qui nous avaient déjà ravis il y a un peu moins dun an et demi et auteurs de ce qui restera comme le grand disque de post-rock épique de 2003.
Profitant du changement de plateau, nous parvînmes à nous avancer pour se retrouver au cinquième ou sixième rang. Dentrée, on fut à nouveau éblouis par la musique dExplosions in the Sky : ce cristallin son de guitare, ces roulements de batterie, ces mélodies graciles, ces superpositions de six-cordes, tout était parfaitement en place. Piochant dans leurs trois albums, les américains nous ravirent par leur savante alternance de passages apaisés et de montées éclatantes, sans jamais céder à la facilité ou à la redite ; les seuls rares moments où on avait limpression que le groupe commençait à tourner un peu en rond, il repartait de plus belle, de telle sorte que la petite heure de set nous parut bien courte, en définitive.
Déjà complètement fascinés, le groupe nous asséna le coup de grâce en terminant sa prestation par The Only Moment We Were Alone, dès la mise en place de la première suite daccords, on sut que ce dernier quart dheure serait magistral. Lentrée progressive des autres instruments se fit dans une harmonie parfaite, suffisamment répartie pour apprécier lapport de chacun, des roulements de batterie, à la rondeur de la basse jusquaux notes réverbérées de guitare. Si la première moitié du morceau restait plutôt sereine, la seconde partie permit au quatuor de se déchaîner : la section rythmique se fit plus martiale, les trémolos de guitares rentrèrent en piste avant quun déluge sonore ne couronnât le tout dans un éclatement final flamboyant où toms et cymbales valdinguèrent pendant quun tonnerre dapplaudissements retentit.
le 01/03/2004