du 07/02/2014 au 11/05/2014
Espace culturel Louis Vuitton,
Paris
Pour une exposition tenue au dernier étage d’un bâtiment rond, dont les vitres permettent d’appréhender une bonne partie de la capitale, s’attacher à l’Astral, à l’univers et à ses déclinaisons métaphysiques semblait assez logique. Rapidement, néanmoins, on se trouve face à des propositions plus morbides, marquées par des démarches mystico-religieuses un peu plombantes (d’autant plus que, la veille, on avait vu l’exposition de Berlinde De Bruyckere et Philippe Vandenberg à la Maison Rouge, soit un week-end bien macabre), à l’image des peintures de Damien Deroubaix ou de la petite sculpture de Chloe Piene (crâne reposant sur un socle). À côté de ces œuvres, d’autres nous ont semblé également bien chargées, agglomérat d’objets et de matériaux, censés représenter des figures chimériques : Dans l’Espoir de l’Envol de Vidya Gastaldon, la salle consacrée à Myriam Mechita et celle dédiée à Rina Banerjee.
Comme souvent, donc, ce sont les créations les plus épurées qui ont notre préférence, à commencer par le Cerf-transfiguré de Jean-Luc Favero, sculpture de l’animal en grillage, rehaussé de deux autres têtes (une de coyote et une de corbeau), dans laquelle ont été incorporés de véritables crânes et bois. Autre forme squelettique, Via Lactea de Jérôme Basserode se veut aussi bien une évocation d’une baleine échouée qu’une forme plus spectrale (fumée blanche qui l’entoure, éclairage laiteux par en-dessous). Enfin, la suite d’arceaux en néons de Børre Saethre qui accueille le visiteur dans un espace paré de noir lui fait immédiatement perdre ses repères (déjà un peu égarés en ayant emprunté l’ascenseur obscur d’Olafur Eliasson).
le 10/05/2014