(Noble / Import)
18/04/2014
Electronique

Electronica / Noble / Reliq / Serph
Comme fin 2011, Reliq et Serph (soit les deux projets solo du même musicien) sortent deux disques le même jour. Si nous n’évoquerons pas, sur ces pages, le EP de Serph (regroupement de cinq remixes et deux inédits), il convient, en revanche, de se pencher sur le second album de Reliq, le volet plus poppy de l’electronica du Japonais.
De fait, l’aspect sautillant de l’ensemble, le caractère primesautier des mélodies, la présence de quelques parcelles de voix féminines (davantage utilisées comme composantes, au même titre que les apports synthétiques) ou la dimension concassée des rythmiques concourent à mettre en place une musique légère et parfaitement printanière. Sur la longueur, le propos peut tendre à apparaître un peu longuet, d’autant plus que chaque morceau s’étire sur près de cinq minutes en moyenne (pour un total de quatorze pistes et une heure et huit minutes).
De même, la tonalité assez métallique des éléments convoqués peut heurter l’oreille, à force, notamment quand Reliq se pique de proposer une IDM plus percutante (Willo). À l’inverse, il sait ménager une plage de respiration quand un clavier est invité (Helfgott). Dans ce contexte, il est peut-être préférable de picorer un titre ici ou là que de laisser infuser Metatropics sur la longueur.
le 18/07/2014