(n5MD / Import)
19/08/2014
Electronique

Avec la sortie de The Near Pairing Thesis EP, on avait pu souligner la forme de limite atteinte par Near The Parenthesis dans son utilisation du clavier comme outil de travail principal. À croire que l’États-unien s’en est également rendu compte puisque Cloud.Not Mountain le voit se diriger vers une electronica pure, sorte de retour à la musique qu’il a pu privilégier par le passé (sur L’Eixample), à base de rythmiques non agressives, de nappes et des mélodies suffisamment belles pour immédiatement susciter émotion et adhésion.
L’ensemble navigue alors dans des contrées assez vaporeuses, presque caressantes, et assurément touchantes par leur simplicité apparente tandis que le musicien ne déteste pas se risquer, parfois, à une certaine emphase contenue (le final du caudal This Way et ses montées chromatiques frôlant avec le lyrisme). Techniquement, la tessiture des notes de Near The Parenthesis se pare d’une rondeur qu’on ne leur avait pas forcément connue par le passé (Vapor, l’un des deux morceaux tournant autour des cent secondes du disque, formes d’intermèdes entre des pièces plus longues).
De même, à la différence de ce qu’il a pu produire sur d’autres sorties, il ne s’agit pas, pour Tim Arndt d’offrir des titres de post-rock électronisé ; de fait, même quand une guitare fait son apparition (Neume), elle reste très loin en arrière-plan, préférant laisser le devant de la scène aux composantes synthétiques. Celles-ci peuvent alors tisser des morceaux extrêmement caractéristiques, parfois même quasi-caricaturaux tellement ils savent agencer idéalement des matériaux parfaitement connus de nos oreilles (le morceau-titre en est l’exemple typique). Il n’empêche, se replonger dans de tels morceaux continue d’être un réel bonheur !
le 23/10/2014