du 20/11/2014 au 17/01/2015
Galerie Édouard-Manet,
Gennevilliers
Avec son titre plutôt abscons (renvoyant à un message d’erreur rencontré par les développeurs informatiques), La référence d’objet n’est pas définie à une instance d’objet prend a priori tous les atours de ces expositions collectives mues par le désir du commissaire de réunir quelques jeunes artistes autour d’une idée quasi-nébuleuse et des rapprochements un peu forcés. Pour cette proposition, Barbara Sirieix cherche ainsi à partir du postulat que les objets ne sont pas que des choses mais aussi des états, des affects ou des comportements, prenant presque le dessus sur les artistes eux-mêmes.
Les œuvres sélectionnées s’inscrivent alors dans cette démarche largement conceptuelle, prenant les objets comme points de départ, qu’il s’agisse de les pulvériser (un accordéon chez A. Kassen) ou de s’en servir comme amis (série Objekte als Freunde de Jos de Gruyter & Harald Thys). Mais, dans l’ensemble, les plasticiens utilisent les objets pour constituer des compositions entre l’installation, la sculpture et l’agencement débridé. Ainsi, Neil Beloufa nous livre deux de ses habituels bric-à-brac assemblés dans un apparent désordre tandis que Angharad Williams & Richard Sides disposent, dans la même pièce, un mannequin placé sous un drap et .
Tout aussi composites, mais probablement moins foutraques, les travaux de Sarah Tritz mêlent couleurs pastels et sujets identifiables pendant que Pierre Paulin décline la même mélodie en version vidéo et audio (le disque vinyle étant accroché au mur, dans son sac plastique sérigraphié).
le 11/01/2015