du 19/09/2014 au 22/02/2015
FRAC Centre-Val de Loire,
Orléans
Dans la petite galerie centrale, située au deuxième étage du FRAC Centre, Xavier Veilhan nous propose un exercice un peu particulier puisqu’à la place de ses sculptures en taille réelle, souvent imposantes, on y retrouve une série de petites maquettes, issues de son atelier. Dans cette logique, aux couleurs clinquantes et matériaux métalliques réfléchissant la lumière qu’il peut traditionnellement utiliser, il préfère, cette fois-ci, des composants sobres (bois, tiges de fer) et des coloris discrets (bois blond, noir, blanc).
Entre esquisses de travaux développés en plus grand format par ailleurs, modélisation 3D préparatoire (on retrouve son célèbre requin ou l’une de ses sculptures en pied) et petits jeux de construction, le geste du Français se situe aussi bien dans les arts plastiques que dans les sciences dures. De fait, la recherche d’équilibre, le positionnement des différents éléments ou la dimension expérimentale de l’agencement renvoient à la physique ou aux mathématiques. Plus encore, disposée dans un lieu faisant une grande part au dialogue entre arts plastiques et architecture, l’ensemble résonne assez fortement avec cet art, que le titre de l’exposition souligne encore davantage.
Plutôt exigeante, la monstration de cette série de petits formats nécessite une attention particulière du visiteur puisque les deux grandes tables en bois brut sur lesquelles les maquettes sont disposées ne sont éclairées que par de petites loupiotes rondes. Disséminées au milieu des œuvres, façon lucioles posées sur un établi, elles ne se trouvent pas, au reste, relayées par un quelconque plafonnier. Est alors renforcée, en cette période hivernale où la luminosité extérieure s’avère faible, l’impression de pénétrer, de manière quasi-clandestine, l’atelier, voire le cerveau, de l’artiste.
le 20/01/2015