du 27/06/2015 au 30/08/2015
Grand Café,
Saint-Nazaire
Avec la proposition d’Ellie Ga, on est dans la tonalité de ces expositions qui relèvent davantage de la recherche historico-scientifique que du geste plastique pur. En effet, la New-Yorkaise s’est attachée à la figure du Phare d’Alexandrie, l’une des sept merveilles du monde, détruite par des tremblements de terre successifs et gisant, à présent, au fond des eaux. Partie sur site, à la rencontre des archéologues, plongeurs et autres intervenants (une vidéo, à l’étage du Grand Café, retrace ces entretiens), l’États-Unienne en est revenue avec des matériaux très divers et une passion, à la fois pour la construction et ce qu’elle symbolise, que pour sa forme même, empilement de trois figures géométriques (qui donne, donc, son nom à l’exposition).
Une vidéo retrace ainsi ses pérégrinations tandis qu’en regard, une sorte d’origami recompose plusieurs reproductions du Phare. Naît alors la volonté de travailler précisément sur la manière dont a été représenté ce bâtiment : deux maquettes très différentes sont ainsi montrées (l’une, ouvragée et détaillée, sertie à la feuille d’argent, et l’autre plus brute, en laiton, concentrée sur les volumes) tandis que des iconographies et dessins complètent la démonstration. Plus suggestif, un triptyque de photos prises à l’emplacement supposé du Phare reprend, dans les passe-partout utilisés, les trois formes géométriques qui donnent son titre à l’exposition, confirmant qu’aborder métaphoriquement son sujet est probablement le meilleur choix.
le 24/07/2015