(Village Green / Import)
08/06/2015
Rock

Des travaux en trio (pour les très recommandables State River Widening) ou des expériences en duo (Phelan Sheppard, Ellis Island Sound ou Snow Palms), mais pas encore de publications en solitaire pour David John Sheppard. Ce manque se trouve désormais comblé avec Vertical Land, long-format que fait paraître Village Green, label parfaitement indiqué pour accueillir la proposition de l’Anglais puisque l’album de Snow Palms et deux d’Ellis Island Sound avaient été hébergés sur la structure londonienne, et que, plus généralement, cette forme de post-pop est défendue par cette dernière.
Comme on pouvait s’y attendre, les matériaux traditionnellement prisés par Sheppard se retrouvent ici : guitare acoustique en finger picking, nombreux instruments à lames (Glockenspiel, xylophones, métallophones), superposition des lignes mélodiques, quelques cordes et vents, basse chargée de structurer le tout et batterie assez sobre parfois relayée par des percussions sèches. Au-delà de ces éléments attendus, d’autres pistes dévoilent des instrumentations et atmosphères un peu différentes, comme la très sèche et acoustique Vortex On A String ou Spring Forward, Fall Back et sa ligne de basse bien présente.
Agréable et boisée, immédiatement appréciable comme riche de ses circonvolutions, la musique de David John Sheppard paraît s’être ainsi concentrée sur ses fondamentaux, alors que ses sorties en duo pouvaient donner l’impression que le Britannique ne savait pas trop comment se situer, flirtant avec le trop-plein ou la combinaison mal ajustée de deux tempéraments. Tout juste pourra-t-on, à l’inverse, regretter une certaine brièveté de morceaux qu’on aurait aimé voir durer un peu davantage, d’autant plus qu’ils ont intégré progressivement différents instruments (Seconds, Minutes, Hours).
le 27/08/2015