(Kranky / Differ-ant)
06/11/2015
Electronique

Une ambient composite, quelques granulations par-dessus, des teintes plus lumineuses et de rares crépitations : le mélange est bien connu des ces pages, largement utilisé qu’il est par de nombreux artistes que nous suivons ici. Parmi ceux-ci, Christopher Bissonnette nous a toujours donné l’impression d’être un musicien honnête mais ne produisant pas forcément quelque chose de suffisamment singulier pour se distinguer de tous ses congénères opérant dans ce même style musical.
Pitch, Paper & Foil, paraissant un an et demi après son précédent long-format, vient confirmer ce sentiment, avec ses huit morceaux tout à fait corrects, s’écoutant sans déplaisir aucun, mais manquant probablement d’originalité. Néanmoins, l’intégrité nous emmène à reconnaître un certain intérêt à la présence, au milieu de l’album, d’un titre comme Shuttering Slides avec ses petites oscillations et tremblements fragmentés, ou bien, juste après, de Surcease et ses traits acérés et soudains.
Plus généralement, la seconde partie du disque nous semble davantage convaincante que la première, peut-être en raison d’une moins grande homogénéité, le Canadien y passant de morceaux assez dense à des pièces plus dépouillées (telle la caudale Dualism). Cette impression permet alors de quitter Pitch, Paper & Foil sur une note plutôt positive, conscient d’avoir écouté l’ouvrage d’un bon artisan.
le 06/01/2016