(n5MD / Import)
20/05/2016
Electronique

Après être revenu, sur Cloud.Not Mountain, vers des rivages electronica qu’il avait pu parcourir par le passé, Near The Parenthesis reprend un projet qu’il avait échafaudé il y a une dizaine d’années : sortir un album plus proche de l’ambient, ou d’un post-rock alangui, dans lequel les instrumentations sont caressantes et les rythmiques absentes. Helical lui permet de concrétiser cette envie et de réaliser un convaincant long-format, bercé de tendres mélodies et de sonorités câlines. À ce titre, les partitions de guitare de 402.1953 remplissent parfaitement leur office, douces et éthérées, idéalement relayées par l’enrobage mis en place par ailleurs par le musicien de San Francisco.
Ne pouvant tout à fait renier le clavier qui lui avait servi de matrice sur plusieurs disques précédents (le morceau-titre, Discovery ou Four), Tim Arndt l’envisage naturellement au sein d’un environnement plus ambient que néo-classique, en l’entourant de textures et d’autres apports comme ces plages de synthé, ou bien ce qui ressemble à un mélodica, sachant travailler sur l’émotion. Émotion que le clavier sait également très bien aller chercher, mais en restant dans une forme d’humilité assez bienvenue (Under Water ou Lyra), sauf peut-être sur Reunion, ultime morceau de l’album, probablement inutilement larmoyant par sa progression sonore d’arrière-plan mêlée à une ligne répétée de piano.
Emballant quand il opère dans un registre post-rock électronisé, pertinent quand il adjoint des rythmiques, solide quand il se tourne vers le néo-classique, Near The Parenthesis démontre, ici, qu’il est tout aussi probant dans l’ambient.
le 27/07/2016