(Own Records / Internet)
16/06/2016
Electronique

Ambient / kj / Own Records
Nouvelle belle découverte réalisée par Own Records avec la signature de kj, new-yorkais dont on ne sait rien, si ce n’est qu’il intervient par ailleurs comme réalisateur et que, précisément, cela l’inspire dans sa démarche musicale. De fait, son choix d’une ambient lumineuse, faite de strates superposées et de jeu sur les oscillations prend tous les allures d’une bande-son idéale pour illustration d’atmosphères entre chien et loup.
Comme souvent avec ce type de proposition, c’est lorsque la durée s’étend que le musicien se fait le plus pertinent, profitant des huit minutes trente de Blue, des six minutes trente de Sail, des neuf minutes du morceau-titre ou des huit minutes trente de Noville pour mettre en place des nappes ondoyantes et travailler sur le flux et le reflux. Quelques incursions autres symbolisent des pépiements d’oiseaux dans le lointain (ce même oiseau qu’on aperçoit, en haut à gauche du visuel de pochette) ou des gouttes d’eau qui perlent sur une vitre.
Uniquement publié en format numérique (petit regret, d’ailleurs, même si l’écoute au casque s’avère fort probante), Wake se fait ainsi hautement évocateur, dans la lignée d’autres albums du même acabit, dont le souvenir est évidemment convoqué par ce premier long-format. Peut-être un peu trop homogène (on pardonnera cela en rappelant, d’une part, qu’il s’agit donc d’un premier album et, d’autre part, que celui-ci ne fait que trente-huit minutes), Wake attend le caudal Beyond pour intégrer des vocalises et offrir une coloration un peu autre et définitivement emporter notre adhésion, par la grâce de ces instants suspendus, entre évanescence et délicatesse.
le 10/08/2016