(flau / Import)
07/09/2016
Rock

Intrigante manière de tenter de renouveler le néo-classique que celle choisie par Fábio Caramuru puisque le Brésilien mêle, sur Eco Música, son piano solo avec des enregistrements d’animaux de la faune brésilienne. Naturellement, et le visuel de pochette renforce ce tropisme, les oiseaux sont principalement convoqués, leur pépiement se mariant particulièrement bien au clavier, venant créer une sorte de tapis sonore (Cigarra, Sabiá) ou bien quelque chose de plus abrasif, proche d’un apport expérimental suraigu ou métallique (Araponga).
Le musicien peut également s’accaparer l’intervention des animaux pour les introduire épisodiquement, sur un même morceau (Quero-Quero), un peu à la manière d’un autre instrument qui viendrait apporter son petit concours avant de repartir. Il arrive même que la perspective s’inverse, laissant le thème principal aux gazouillis et ne sollicitant le piano qu’en appui (Uirapuru). L’instrument du Brésilien sait aussi opérer dans un registre voisin de celui des animaux, lorsqu’il agit par petites touches rapides et rapprochées (Tuim).
Au total, l’album s’avère donc plus varié que ce qu’on aurait pu imaginer de prime abord, même si l’ensemble confine probablement trop à l’exercice de style, qu’on écoute une fois par curiosité sans forcément y revenir.
le 06/10/2016