(Village Green / Import)
13/10/2017
Rock

Du travail d’Angèle David-Guillou en solo (en dehors, donc, de ses participations à Piano Magic), nous avions le souvenir de petites chansons, presque des comptines, sous le nom de Klima, jolies mais un peu lisses propositions. À l’été 2013, la Française avait délaissé ce pseudonyme pour livrer un album solo sous son nom propre, sur lequel nous ne nous étions pas penchés. Quatre ans plus tard, c’est dans cette continuité (nouvel album sous son nom, toujours sur Village Green) qu’on la retrouve pour un disque de néo-classique capable d’aller chercher des consonances plus aventureuses.
C’est ainsi que la conjonction d’un piano, de cordes et de vocalises confère une dimension à la fois mystique, baroque et contemporaine aux neuf compositions ; on peut aussi y trouver des accointances avec une certaine musique minimale et sérielle (la manière dont les mêmes mesures de piano sont répétées dans Respiro), voire avec la musique concrète (quelques accords de Too Much Violoence). Si le spectre du pompiérisme affleure par endroits (lorsque le tout se fait un peu trop chargé, comme sur la fin de Desert Stilts), on ne pourra que saluer la volonté d’Angèle David-Guillou d’essayer autre chose qu’un néo-classique basique et conformiste.
Sous ce jour, le bien nommé Pas de Loup fait figure d’exemple topique avec ses poussées régulières, son positionnement entre musique de film noir et variations pour un duo cordes-piano. C’est ainsi lorsqu’elle sait doser avec habileté ses différents éléments que la Française s’en sort le mieux et parvient à captiver l’auditeur.
le 21/12/2017