(Denovali Records / Season of Mist)
27/04/2018
Electronique

Après des sorties digitales sur des petits labels et un premier album l’an passé chez Central Processing Unit, Nadia Struiwigh accède à une reconnaissance plus large avec la publication de son nouveau long-format chez Denovali, aussi bien en CD qu’en vinyle ou en téléchargement. Totalement inconnue de ces pages, la Néerlandaise livre pourtant un disque qui devrait plaire aux amateurs d’electronica parsemée d’utilisations d’instruments réels.
De fait, si sa base est constituée d’éléments purement électroniques, Nadia Struiwigh fait parfois appel à une guitare acoustique (Bizarph) ou un clavier (Roeiweijk) pour agrémenter son propos. Ces ajouts renforcent l’aspect un peu enfantin et mélancolique, revendiqué par la musicienne de Rotterdam. Un sentiment voisin nait de l’absence, ou de la quasi-absence, de rythmiques, faisant reposer les titres sur des progressions de synthés (Bldrnnr) ou bien des superpositions successives de composantes.
Si le risque d’un onirisme ornemental est alors un peu présent, la Néerlandaise parvient toutefois à l’écarter en introduisant, à la fin d’un morceau comme Soundshag, des rythmiques apparemment jouées à la batterie. De même, l’arrivée de quelques sonorités légèrement indus (Ppda) ou bien de pulsations opérant comme des roulements (4othu2) vient contrebalancer les développements précédents. Globalement, du reste, plus l’album avance, plus il s’éloigne des climats un peu évanescents de ses débuts, s’enfonçant doucement dans des recoins plus sombres et, en tout cas, moins unidimensionnels.
le 23/05/2018