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11/07/2018
Electronique

Ambient / home normal / James Murray / Silent Vigils / Stijn Hüwels
Réunion de deux musiciens (un déjà apprécié de ces pages pour ses travaux solo et un autre auteur de disques non relatés ici, mais parus sur des labels tout à fait recommandables), Silent Vigils s’avançait sous les meilleurs auspices. Le visuel de ce premier album, comme la construction en quatre titres de plus de dix minutes de moyenne, invitaient par ailleurs à la divagation et au laisser-aller. Connaissant les qualités de James Murray (et devinant celle de Stijn Hüwels), on se doutait que l’ambient proposée par les deux artistes allait offrir un bel ouvrage et quelque chose de réconfortant, même si les intitulés des morceaux et les propos des deux artistes renvoyaient aux attentats (ceux de Bruxelles, ou bien de Westminster).
Sous ce jour, on saura gré aux musiciens de ne pas profiter de leur association pour empiler mécaniquement leurs savoir-faire, mais plutôt de préférer une sobriété conforme à leur discours, jouant discrètement sur les flux et reflux, intégrant délicatement chaque nouvel élément et favorisant une oscillation tremblante à des saturations tapageuses. Tous deux amoureux déclarés d’une ambient minimaliste, l’Anglais et le Belge dialoguent ainsi sans surcharger l’espace musical, agissant plutôt par touches et en impressionnistes sonores.
Pour ne pas se cantonner à superposer les nappes, Stijn Hüwels et James Murray prennent par endroits la liberté d’inviter une guitare électrique, appelée à lâcher ses notes perlées sur un tapis bruissant, comme si, dans un sous-bois, des gouttelettes d’eau dégringolaient des feuilles pour atterrir sur de la mousse (Zwaterwall). Cette proposition permet également de renouveler le déroulé d’un disque qui, sans cela, aurait pu paraître trop homogène quoique de très bonne facture, dans son registre.
le 18/08/2018