(Blank Editions / Import)
31/08/2018
Rock

A Lily / Blank Editions / Pop
Lorsqu’on avait recensé, en début d’année, l’album publié par A Lily sur sound in silence, on avait un peu rapidement signifié que l’Anglais opérait dans un registre de pure ambient, à l’écart du post-rock lyrique d’Yndi Halda, la formation où il officie par ailleurs. En fait, Ten Drones On Cassette était un pas de côté dans la discographie personnelle du Britannique, qu’on a un peu creusée depuis. Preuve en est avec Id-Dar Tal-Missier, nouveau long-format qui se place dans une lignée plus orchestrée, chantée et à mélodies, lignée que James Vella avait suivi sur ces précédentes sorties.
Sans forcément aller jusqu’à le qualifier de « pop », il n’en demeure pas moins que cet album accueille du chant sur ses six morceaux (voire des chœurs sur deux d’entre eux), de nombreux instruments (banjo, violoncelle, orgue, xylophone, violon, etc…), des petits riffs de guitare électrique (I Heard The Well Rope Sing) et même des refrains accrocheurs (Paint Me With Your Blood Again). L’atmosphère sait aussi être plus caressante, quand la batterie frappe uniquement des toms et que le violon de Daniel Neal (lui aussi venu d’Yndi Halda) se montre plus présent (It’s Getting Late, You Know).
La voix de James Vella se fait, dans ce contexte, assez « blanche », imprimant peu sa marque, hormis les accents mélodiques évoqués plus haut, préférant laisser se développer les lignes instrumentales. Lorsqu’elle se dédouble pour livrer chant et contre-chant (Mbira Heart), on jurerait entendre certains morceaux des (nombreux) disques pop-folk publiés par Morr Music il y a quelques années. Ce souvenir, ni négatif, ni positif, mais un peu inoffensif, traduit la limite qu’on trouve à ce genre de proposition musicale.
le 28/09/2018