(n5MD / Import)
07/09/2018
Electronique

Des premiers disques de pure electronica qui ont laissé place, en 2016, à un album au tempo ralenti marqué par la présence d’un piano puis, en cette rentrée 2018, à un long-format d’ambient quasi-arythmique : Ocoeur n’est jamais vraiment là où l’attend. Remarque pas forcément négative, ce constat d’une mobilité continue va de pair avec l’intérêt suscité par l’arrivée d’un nouveau disque du Français. Cet Inner ne déroge pas à la règle, centré qu’il est sur des nappes provenant de synthés, tout juste rehaussées, par endroits, de quelques pulsations un peu sourdes, lointaines et sobrement grésillantes (Embers, Echo) ou bien de suites de notes d’un clavier (Mother, Unseen).
La connotation légèrement dub, ou doucement cotonneuse, prise alors par la musique d’Ocoeur sert ainsi d’utile respiration, au milieu de morceaux plus homogènes, souvent uniquement constitués de plages superposées. La moitié des morceaux ressortit néanmoins à cette dernière catégorie, un peu trop passe-partout, voire commune pour qui est familier d’un tel registre. C’est donc quand il s’aventure sur des terrains plus instrumentés que Franck Zaragoza convainc davantage. Plus encore, dans le caudal Shelter, la lumière transperce très ouvertement les matériaux, par le biais de notes de clavier plus distinctes et étincelantes. Reprenons (un peu paresseusement peut-être) une habituelle conclusion : c’est donc à la fin du disque que le jour réapparaît et tire progressivement l’auditeur d’une forme de long rêve.
le 05/10/2018