(Line / Internet)
07/04/2017
Electronique

Ambient / Line / Minimal / Yann Novak
Yann Novak doit être l’un de nos artistes préférés de ces dernières années. Difficile donc de faire l’impasse sur ses productions que l’on trouve bien sûr chez Dragon’s Eye Recordings, son propre label, mais aussi chez Touch, Murmur ou hibernate. Il ne lui manquait que Line, où son ambient minimale et cotonneuse trouve logiquement sa place.
Comme c’est régulièrement le cas avec l’Américain, cette pièce d’une trentaine de minutes s’inscrit dans une démarche artistique plus large que la simple composition musicale. Avant d’arriver sur disque, la musique de Yann Novak fait souvent partie d’une installation, ou comme ici d’une performance pour un musée, le De Young Museum de San Francisco, en incorporant des field recordings captés sur place, dans le Golden Gate Park.
On retrouve tout de suite ces enregistrements ambiants, bruissements, coups et ronronnements sourds, peut-être liés à la circulation aux alentours du parc, puis des nappes électroniques ondulantes qui se mêlent aux field recordings et finissent par composer une mélodie, douce et répétitive. Dans la plus pure tradition du genre, s’ensuit une longue dérive au gré de ces boucles hypnotiques habillées de sonorités concrètes qui apportent vie et chaleur.
L’auditeur se trouve ainsi porté dans un tournoiement infini, de plus en plus présent alors que les nappes gagnent en densité, nous menant vers une tension sombre qui s’estompera progressivement.
Difficile de décrire à quel point cette musique nous happe, envahissant l’espace jusqu’à effacer tout le reste. Un disque qui en effacera beaucoup d’autres, Surroundings ayant été largement salué par la critique, figurant même parmi les meilleures productions de 2017. Un indispensable pour tout amateur d’ambient minimale.
le 19/08/2019