du 04/04/2019 au 15/06/2019
Galerie Édouard-Manet,
Gennevilliers
Polonaise d’origine, Jagna Ciuchta nous était totalement inconnue, malgré des présences dans plusieurs expositions collectives ces dernières années. Son travail l’amène à considérer l’exposition non comme un moment personnalisé et solitaire, mais comme le support pour des rencontres avec d’autres plasticiens. Avec des peintures murales ou des installations, l’artiste crée ainsi des réceptacles et dispositifs propres à accueillir les créations d’autres intervenants.
Dans ce contexte, on accorde presque davantage d’attention aux modalités d’accrochage qu’aux œuvres effectivement accrochées ; les premières se font même, dans les trois salles de la Galerie Édouard-Manet plus pertinentes que les secondes. C’est ainsi qu’on trouvera assez inventives ces stèles de verre tenues par des rondins de bois sanglés (Cabin Porn) ou cette bûche qui fait contrepoids et tient des peintures de Cécile Bicler et Ernest Bicler Binet par des chaînes. Ces mêmes chaînes tombent fréquemment des cimaises dans le principal espace du centre d’art de Gennevilliers, descendant des cimaises pour soutenir des peintures, tandis que des adhésifs colorés (vert et argent) sont superposés sur les murs.
Pour le reste, les œuvres en elles-mêmes sont très dispensables : photographies de nature morte sacralisant des objets, peintures anonymes proche de croûtasses, dessins au fusain sur papier kraft très banals. Ce n’est donc pas le tout d’offrir des procédés d’accrochage un peu singuliers, encore faut-il avoir quelque chose à y accrocher…
le 23/05/2019