Tomotsugu Nakamura

Monologue

(Audiobulb / Internet)

 date de sortie

26/04/2019

 genre

Rock

 style

Acoustique

 appréciation

 tags

Acoustique / Audiobulb / Tomotsugu Nakamura

 liens

Audiobulb
Tomotsugu Nakamura

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Chroniqué sur ces pages pour son deuxième album, paru en 2014, Tomotsugu Nakamura y était décrit comme un musicien allant de l’ambient à la folktronica, en passant par du piano épuré et quelques bruitages et claquements, bref un artiste pas forcément facile à cerner. Avec son quatrième album (nous avions laissé passer celui publié en 2016), le Japonais opte pour un positionnement plus clair, convoquant, sur les onze morceaux d’un long-format qu’Audiobulb sort uniquement en format digital (sachant qu’il est aussi disponible en vinyle, directement auprès de l’artiste), une même guitare acoustique. Dénudée, chargée d’arpèges et de notes isolées, la six-cordes trône ainsi en majesté sur un album où Nakamura l’accompagne uniquement de petits bruitages ou de quelques rares notes de piano.

L’atmosphère évidemment méditative et contemplative qui en résulte dit bien la volonté du Japonais d’instaurer un dialogue avec la nature (nonobstant l’intitulé de l’album, en forme de faux-ami). Malheureusement, et un peu comme ces pages le déploraient à l’époque de Soundium, on finit par s’ennuyer un peu à l’écoute de Monologue, la forme d’ascèse très ostentatoire virant au système, ne laissant qu’affleurer des éléments autres qui auraient certainement autorisé les morceaux à prendre des dimensions plus intéressantes.

Pour être tout à fait honnêtes, il nous faut reconnaître qu’au milieu de ce long-format acoustique, à la guitare en bois en sautoir, la présence d’un titre uniquement interprété au piano (Violet) permet de rompre ce continuum un peu plat. De même, force est de constater que la seconde moitié de Monologue laisse une part un peu plus consistante aux traitements des notes de six-cordes et autres petites perturbations électroniques, comme aux apports acoustiques judicieusement croisés avec ces dernières (les cordes d’Open Beautiful). Mais, au total, cela fait peu et, en tout cas, pas suffisamment pour faire dépasser à ce nouvel album de Tomotsugu Nakamura le stade de l’anecdotique.

François Bousquet
le 18/06/2019

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