Quasi#2019.5 : Octave Magescas / Ciguë

 date du concert

25/06/2019

 salle

Instants Chavirés,
Montreuil

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Rebaptisées « Quasi » depuis début 2018, les soirées « Q » continuent de promouvoir la scène expérimentale locale, environ une fois par mois, un mardi soir, aux Instants Chavirés. En cette semaine caniculaire, on s’est dit qu’on trouverait peut-être un peu moins de touffeur dans la salle montreuilloise. Deux projets parisiens nous avaient, par la grâce de l’écoute de quelques morceaux en ligne, attirés pour ce plateau déroulé devant un public finalement assez conséquent.

Octave Magescas

Pour débuter, Octave Magescas délivra un set fait de nappes, souffles, variations et inflexions très précises des potentiomètres de sa table de mixage, entre field recordings travaillés et mise en mouvement imaginée en direct. Des petits tremblotements et quelques accroches plus lumineuses et mélodiques vinrent rejoindre cet ensemble, pas forcément original mais déployant une vraie proximité et une forme de chaleur (sans mauvais jeu de mots, eu égard au climat ambiant) renforcées par la présence du Parisien assis derrière sa table, en contrebas de la scène. Sa performance donna assurément envie de revoir prochainement celui qui se produit régulièrement sur différents plateaux franciliens.

Ciguë

Placée sur scène, Ciguë pris le relais, armée de sa guitare électrique. Grattée avec une petite tige métallique ou à l’e-bow, son instrument donna des accords tenus et saturés, dans un drone très enveloppant. Se balançant d’avant en arrière, la jeune femme semblait bercée par le caractère sombre de ses propositions, soit quasi-vertigineuses, soit inscrites dans des arpèges en finger-picking, répétés de manière entêtante. Avec un jeu peut-être un peu trop proche du larsen, son propos ne versa toutefois pas dans l’emphase métal que peut parfois prendre le drone, sachant, à l’inverse, jouer d’un beau contraste entre la réverbération des cordes de sa guitare et la noirceur de ses autres effets.

François Bousquet
le 27/06/2019