Thomas William Hill

Grains Of Space

(Village Green / Import)

 date de sortie

17/05/2019

 genre

Rock

 style

Electronica / Acoustique

 appréciation

 tags

Acoustique / Electronica / Thomas William Hill / Village Green

 liens

Village Green

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Voyant arriver sur Village Green Recordings un album d’un musicien dont le nom ne nous était pas familier, nous l’avons écouté, confiants dans les goûts habituels du label anglais. Au bout de deux ou trois écoutes, nous nous résolûmes à en faire la recension sur ces pages pour se rendre alors compte que Thomas William Hill ne nous était en fait pas du tout inconnu puisqu’il s’agit du leader d’Origamibiro, ce projet qui a livré de très intéressants disques sur Expanding et Denovali il y a quelques années. Alors que cette formation semble en sommeil depuis leur long-format publié en 2014, c’est donc en solo que l’acteur central de ce qui était devenu un trio se trouve à œuvrer, dans un registre un peu différent cependant.

En effet, alors que l’electronica-folk du groupe était principalement sous-tendue par des guitares acoustiques, dont les boucles étaient agrémentées d’électronique, on se trouve ici face à des partitions plus orchestrées et plus riches, convoquant des cordes (violon, contrebasse, harpe), une trompette et des métallophones joués à l’archet pour dialoguer avec plusieurs types de percussions. Ces dernières, tantôt sèches (kalimba, gong, bol chantant), tantôt électroniques, intentent une conversation tout à fait probante avec les autres instruments, générant un résultat à la fois ouvragé et peu chargé, se construisant progressivement mais sans chercher trop ouvertement une émotion née d’une montée en puissance trop attendue. Cette quête de l’émotion n’est toutefois pas complètement écartée, en témoignent les enchaînements de cordes de Willow, heureusement contenu sous les cinq minutes et échappant ainsi à un aspect trop ostensiblement tire-larmes.

Conviant plusieurs invités autour de lui (dont le fidèle Andy Tytherleigh, autre musicien d’Origamibiro), Thomas William Hill parvient à varier les plaisirs, faisant, par exemple, le choix de proposer une boucle d’arrière-plan tantôt acoustique, tantôt électronique tandis qu’en miroir, l’intervention en quasi-solo échoit à l’électronique ou à l’acoustique. Ce dialogue tempéré se double d’une belle ampleur des arrangements, d’un mix équilibré et d’une ambition certaine ; bref, nous sommes définitivement en face d’un disque bien convaincant et développons alors une vraie attente d’une traduction scénique de celui-ci.

François Bousquet
le 19/07/2019

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