Magna Pia

Daiauna

(Feral Note / Import)

 date de sortie

12/07/2019

 genre

Electronique

 style

Electroacoustique

 appréciation

 tags

Electroacoustique / Feral Note / Magna Pia

 liens

Feral Note

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À l’image d’autres musiciens, Hüseyin Evirgen opte pour un pseudonyme lorsqu’il propose des sorties dans un registre différent. Ainsi, celui qui officie d’habitude dans une veine techno conserve le nom de Magna Pia pour ses publications électroacoustiques, à l’image de cet album, paraissant en vinyle et version numérique, dans lequel des composantes synthétiques, aux teintes minérales, croisent un piano.

Mais le clavier intervient, en réalité, aux côtés des souffles, frottements, grondements et mini-explosions qui occupent une bonne partie du terrain. Mettant en place une atmosphère un peu inquiétante et tourmentée, ces éléments trouvent alors, dans le piano, un compagnon capable de proposer aussi bien des notes graves et tenues, utiles relais des sons caverneux (Dionysus, Tocharian Love), que des interventions plus syncopées, à même de rebondir sur les rythmiques installées précédemment (Sacred Ibis).

Si le propos peut sembler alors un peu tautologique, se déployant trop « ton sur ton », il faut néanmoins saluer la belle cohérence d’ensemble du disque et relever qu’avec le long Ianna (près de huit minutes), Hüseyin Evirgen sait aussi livrer un titre sur lequel les notes de piano se font plus claires, apportant lumière et sérénité au tapis opaque et granuleux. Enfin, sur le caudal And So We Crumble, le musicien turc superpose deux lignes mélodiques de clavier, l’une au piano, l’autre avec un clavier sonnant comme un clavecin ; naturellement, le tout est enrobé d’une texture un peu sombre, bien dans la lignée d’un disque vraiment intéressant.

François Bousquet
le 08/08/2019