Astatine

Global Exposure

(sound in silence / Import)

 date de sortie

01/11/2019

 genre

Rock

 style

Post-Rock / Lo-Fi

 appréciation

 tags

Astatine / Lo-Fi / Post-Rock / sound in silence

 liens

sound in silence

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Très prolifique, Astatine enchaîne les sorties (deux par an, en moyenne) depuis qu’Acetate Zero se fait moins présent sur le plan discographique ; de fait, il s’agit du projet solo de Stéphane Recrosio, guitariste et chanteur du groupe parisien. Alors que ce dernier opère (opérait ?) dans un registre plutôt slowcore, c’est dans une veine plus noise et expérimentale, sa six-cordes en avant, qu’Astatine se présentait jusqu’alors, positionnement qui nous avait toujours mis un peu à distance face à un travail trop déstructuré à notre goût. Avec Global Exposure, l’une de ses rares publications en dehors de ses propres labels Orgasm et Fissile, le Français profite des vingt morceaux du disque pour explorer une palette sonore un peu plus large, conservant néanmoins quasi-constamment ce son lo-fi qui le caractérise.

Un peu grésillant, enregistré comme à la maison, empreint de cette saturation typique, ce son sert assurément un propos cherchant à la fois une forme d’urgence et une certaine mélancolie. Même quand l’ensemble se fait avare de guitare, on retrouve ces attributs puisque les triturations et nappes sont, elles aussi, parées de ces marques et effets (Faux Positif 9, Tuneful Position). Le naturel reprenant forcément un peu le dessus, on n’échappera pas à quelques morceaux difficilement audibles tant ils sont recouverts de grésillements et saturations (The Late August Nostalgia).

Dans ce contexte, la présence d’une guitare aux sonorités plus claires et directes fait office de respiration agréable, avant de replonger dans des enchaînements lo-fi, voire de les retrouver dès la seconde partie même du titre (Underdrive). De même, la présence de la batterie de Laurent Box favorise une sorte de relance de l’attention (L’Art de la Défaite). Enfin, et à l’instar de ce qu’il peut proposer avec Acetate Zero, la capacité de Stéphane Recrosio à mêler arpège détaché et piste vocale grésillante (This Rail Junction Is A Disaster), ou l’inverse (Lack Of Tankers), le conduit à son meilleur.

François Bousquet
le 02/01/2020

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