Memory Drawings

Phantom Lights

(sound in silence / Import)

 date de sortie

01/11/2019

 genre

Rock

 style

Ambient / Post-Rock

 appréciation

 tags

Ambient / brave timbers / Gareth S Brown / Manyfingers / Memory Drawings / Post-Rock / sound in silence / The Declining Winter / Western Edges

 liens

Manyfingers
sound in silence
The Declining Winter
Gareth S Brown
brave timbers

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Comme il en avait déjà eu l’occasion, sound in silence se charge de publier à une plus large échelle (tout est cependant relatif, puisqu’il n’y a que 300 exemplaires), un disque sorti précédemment de manière encore plus limitée. Cette fois-ci, c’est un mini-album livré à l’occasion d’une tournée l’an passé que le label grec fait paraître, disque qui nous permet de s’arrêter sur Memory Drawings, formation britannique non encore évoquée sur ces pages. De fait, si nous avions, jusqu’à présent, un peu fait l’impasse sur ce groupe, c’est parce que nous étions arrivés à une forme de saturation des publications tournant autour des anciens Hood et de toute la scène de Leeds (voir, notamment, notre grosse déception lors de la recension du dernier album en date de The Declining Winter).

Pourtant, ce Phantom Lights mérite davantage que cette forme de préjugé car ce mini-album propose six morceaux tout à fait convaincants, dans la lignée de ce que d’autres formations de cette même scène pouvaient livrer il y a une quinzaine d’années, avec des titres majoritairement instrumentaux, naviguant entre post-rock alangui et folk travaillé, dans des titres mélodiquement aboutis. La présence d’une orchestration assez riche permet au groupe de se singulariser : caractère métallique des cordes de dulcimer tapées par Joel Hanson, violon de Sarah Kemp, présence discrète mais réelle de la batterie de Chris Cole, rondeur de la basse de Richard Adams, mélodica de Cole intervenant sous le piano d’Adams, etc...

Si la répétition, sur plusieurs morceaux, du thème musical joué au dulcimer, peut sembler un peu rébarbative, la limitation de l’ensemble sous les vingt-cinq minutes (soit environ quatre minutes par titre) permet de passer à autre chose. Sous ce rapport, le positionnement en avant-dernière piste d’un remix de There Is A Last Time For Everything par Barnaby Carter vient bousculer le tout, avec ses rythmiques précises et ses souffles d’arrière-plan. De même, le chant d’Yvonne Bruner, intervenant uniquement sur le caudal Captivated, dialogue intelligemment avec le dulcimer, qui opère entre deux couplets. Phantom Lights nous donne ainsi envie de nous replonger dans la discographie précédente de Memory Drawings, d’aller chercher leurs disques parus sur Second Language ou hibernate, et de montrer moins de certitudes à l’avenir.

François Bousquet
le 03/01/2020

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