Benoît Pioulard

Sylva

(Morr Music / Bigwax Distribution)

 date de sortie

15/11/2019

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Benoit Pioulard / Morr Music

 liens

Benoit Pioulard
Morr Music

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Multipliant les sorties et les labels, Benoît Pioulard n’avait encore rien publié sur Morr Music ; c’est à présent chose faite avec Sylva, disque qui sort également dans un format accompagné d’un livre de photographies prises par l’intéressé. Connaissant deux veines musicales à l’États-Unien (une avec guitare acoustique et voix traitée, et une seconde plus ambient), on aurait imaginé que ce soit la première qui soit privilégiée pour une parution sur le label allemand, davantage habitué de ce registre. Or, Sylva s’épanouit plutôt dans la seconde perspective, même si certaines pistes voient des arpèges de six-cordes soutenir le chant de Thomas Meluch (Keep, Tantivy).

Pour la majorité du disque, c’est donc la dimension ambient qui est développée, avec travail sur les nappes et arythmie, le tout dans une belle chaleur. La profusion de sorties de Benoît Pioulard (près d’une dizaine dans l’intervalle de deux ans qui nous sépare de notre dernière chronique d’un de ses enregistrements) a possiblement conduit le musicien de Seattle à livrer des disques moins aboutis, déroulant un propos pas forcément très original (avouons ne pas avoir écouté, néanmoins, l’intégralité de sa discographie récente). Pour autant, ce Sylva se situe dans la moyenne haute de ce qu’il peut offrir, mariant donc intelligemment les différentes composantes de son approche musicale, incorporant quand il le faut des touches plus lumineuses (Half To Death) et jouant sur une belle profondeur.

Dans cette optique, il est intéressant de relever que Pioulard n’a pas agi seul, conviant Caroline Shaw pour faire des vocalises assez spectrales et savamment intégrées à Raze II, et invitant le violon de Freya Creech à intervenir aux côtés de sa propre voix sur Meristem. De même, on note, avec satisfaction, la variété dans la durée des dix pistes du disque, allant de moins de deux minutes à près de neuf, renforçant donc l’impression d’un véritable travail de calibrage de ses morceaux et de mastering de son disque, loin des sentiments de musique « au kilomètre » que nous laissent parfois les sorties ambient.

François Bousquet
le 22/01/2020

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