(home normal / Import)
07/12/2019
Electronique

Voici donc venu le temps du second album de cette fin 2019 qu’Ian Hawgood publie avec un musicien aux côtés duquel il entame un compagnonnage. De fait, si Stijn Hüwels partage assurément des accointances avec le Britannique, ils n’avaient jamais encore eu l’occasion de travailler ensemble, et ce dernier disque avant qu’home normal ne s’offre une pause d’une petite année, permet à deux adeptes d’une ambient assez soyeuse de croiser leurs talents.
Ces pages ont régulièrement pu, d’ailleurs, rendre compte des collaborations d’Hawgood avec d’autres intervenants, souvent dans ce registre ambient mêlant nappes issus de vieilles machines ou vieux enregistrements et de guitares paraissant être jouées à l’archet. Ici, il nous semble néanmoins qu’on se situe à un niveau tout à fait élevé, marqué par une belle luminosité du propos et une belle interaction entre les différentes sources musicales. C’est ainsi que les bandes usagées et ralenties, provenant d’anciens magnétophones, se marient impeccablement aux interventions parfois tremblotantes des six-cordes. Fragiles et ténues, les compositions d’Ian Hawgood et Stijn Hüwels séduisent également par leur capacité à envelopper l’auditeur.
Plutôt denses, les morceaux du disque savent aussi aller vers un geste plus épuré quand la nappe d’arrière-plan se dépouille un peu de sa surface pour apparaître comme asséchée (No Voices III) ou lorsqu’il est fait davantage place à la guitare électrique agissant en trémolo (5). Tout cela conduit alors à un disque qu’on peut aussi lire comme une parfaite synthèse de ce que Ian Hawgood et son label défendent musicalement, voire comme un bel accomplissement avant la trêve annoncée.
le 19/02/2020