(Schole / Import)
17/01/2020
Rock

Après s’être attaché au célèbre roman Walden ou la Vie dans les Bois de Thoreau, Jochen Tiberius Koch poursuit son exploration du patrimoine des siècles passés, en consacrant son second album à l’hôtel Astoria, bâti en 1915 à Leipzig, sa ville de résidence. Dans un propos très narratif (présence de plusieurs intervenants chargés de décrire l’édifice ou son histoire), on traverse les années d’existence d’un lieu ayant, à l’image de l’Allemagne, connu soubresauts et tourments historiques.
Musicalement, on passe aussi par divers registres, avec une préférence pour un néo-classique servi par les cordes Schmalkalden Philharmonic Orchestra, taillées pour soutenir la dimension forcément un peu nostalgique de l’ensemble. Pour autant, Jochen Tiberius Koch ne s’interdit pas quelques incursions plus électroniques (BEHIND THE BACKDROP, LOST PLACE) ou des penchants pas si éloignés d’une forme de post-rock, quand batterie, piano et cordes se retrouvent à jouer de concert (THE LOBBY BOYS).
Assurément, c’est quand elle se déploie, à l’aide d’une orchestration ouvragée, que la musique de l’Allemand se fait le plus intéressante (AFTER THE WAR, LOST PLACE). Simultanément, on constate alors que les titres les plus pertinents sont les instrumentaux ; est-ce à dire que la moitié chantée du disque serait sans intérêt ? En fait, non, car elle permet de séquencer intelligemment l’album, comme dans un récit filmique dans lequel des parties dialoguées alterneraient avec des passages plus contemplatifs.
le 26/03/2020