Erlend Apneseth

Fragmentarium

(Hubro / Outhere Distribution)

 date de sortie

14/02/2020

 genre

Rock

 style

Expérimental / Folk

 appréciation

 tags

Erlend Apneseth / Expérimental / Folk / Hubro

 liens

Hubro
Erlend Apneseth

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En parallèle de son trio pour lequel ces pages ont salué aussi bien les disques que les concerts, Erlend Apneseth développe également une carrière en solo, qui était même antérieure à celle avec son groupe. Revenant de temps à autre à ce format solitaire, le Norvégien y développe une musique davantage proche d’une forme de folklore, serti de réminiscences vernaculaires, mais suffisamment ouverte pour permettre des envolées de chaque instrument.

En effet, comme souvent sur les disques Hubro, il ne faut pas se fier à la pochette qui n’annonce qu’un seul artiste puisque le musicien se trouve, en réalité, très entouré, rejoint par des comparses issus des différentes formations gravitant autour de la structure d’Oslo : les trois membres de Moskus (Anja Lauvdal aux piano et synthé, Fredrik Luhr Dietrichson à la contrebasse et Hans Hulbækmo aux percussions), l’accordéoniste Ida Løvli Hidle (membre de Skadedyr) et le guitariste Stein Urheim sont présents sur chacun des sept titres du disque. Il en résulte, sur une petite moitié du disque, un certain foisonnement qui peut virer à la surcharge, dans une ambiance « bœuf » ou « jam » envers laquelle on est toujours un peu soupçonneux (complaisance dans l’interprétation improvisée et débridée, volonté de chacun de passer au-dessus de l’autre, etc…).

À rebours, quand le piano d’Anja Lauvdal dialogue de manière plus détachée avec le violon Hardanger d’Erlend Apneseth, délicatement soutenu par la contrebasse et les toms de batterie (Du Fallande Jord) ou quand ces mêmes toms échangent avec la contrebasse et le violon Hardanger (Gruvene), on se trouve nettement plus convaincu. Quelques incursions électroniques, ou des paroles samplées, sont également sollicitées, introduisant un intéressant contrepoint aux sonorités acoustiques des autres instruments. Durant tout juste plus d’une demi-heure, Fragmentarium n’a évidemment pas le temps de lasser mais mérite peut-être moins d’attention que les travaux d’Apneseth en trio.

François Bousquet
le 07/04/2020

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