(Constellation / Differ-ant)
21/02/2020
Rock

Constellation / Néo-Classique / Pop / Rebecca Foon / Saltland
Délaissant son pseudonyme Saltland pour intervenir sous son propre nom, Rebecca Foon reste bien évidemment sur Constellation mais délaisse aussi son violoncelle, le néo-classique qu’elle avait pu développer sous son alias et Warren Ellis. À la place, elle convie Jace Lasek (de The Besnard Lakes), Richard Reed Parry (d’Arcade Fire), Mishka Stein et Patrick Watson (autres Canadiens adeptes d’une musique qu’on qualifiera d’indie-rock), chargés d’une instrumentation autrement plus riche (orgue, guitares, synthé, batterie, guitare, basse, contrebasse) pour un résultat misant donc davantage sur les apports réels et quittant également l’électronique.
De plus en plus confiante en son chant, Rebecca Foon peut le poser en majesté sur son piano et la contrebasse de Richard Reed Parry (le très profond Ocean Song), sur le violon de Sophie Trudeau (comparse au sein de toute la galaxie Godspeed You Black Emperor !) (This Is Our Live) ou simplement sur son clavier (le morceau-titre, Dreams To Be Born). Rassérénée, elle peut aussi s’évertuer à livrer un morceau plus enlevé, à la limite du mini-tube (Wide Open Eyes, sa guitare électrique frénétiquement grattée et sa batterie) ou bien, de manière moins convaincante, convier la voix de tête de Patrick Watson à ses côtés (Vessels).
Chantant le désordre climatique, Rebecca Foon conserve quand même quelques instrumentaux dont celui dans lequel son violoncelle peut joliment croiser le violon de Sophie Trudeau (Another Realm). Au total, la Canadienne franchit donc une étape de sa carrière, sans totalement renier ce qu’elle a fait par le passé. Si cette nouvelle mouture discographique s’avère possiblement moins singulière que la précédente, elle signe une forme d’évolution qu’il faut quand même saluer.
le 15/04/2020